Succès total de la 2ème édition de « Women in Business DRC » tenue à Kinshasa

Le réseau Makutano a fait carton plein avec la tenue de la 2ème édition de « Women in Business DRC ». Plus de 150 participantes, des orateurs de haut niveau, cette 3ème édition a tenu toutes ses promesses dans la promotion du leadership féminin.

Le réseau Makutano a organisé, le samedi 30 mars à l’hôtel Sultani Makutano à Kinshasa, la 3ème édition de « Women in Business », en partenariat avec la BCDC, la Rawbank, la TMB, le cabinet Kpmg et l’Onu Femmes.

Cette troisième édition a réuni plus de 150 participantes, dont des dirigeantes d’entreprises et d’institutions publiques congolaises, des dirigeantes de sociétés internationales et des femmes influentes dans le business, autour d’une formation sur le thème principal « Perfectionnement du leadership des dirigeantes d’aujourd’hui et demain ».

Le programme de cette 3ème édition a connu 4 temps forts. Le premier moment a été consacré à la formation et au coaching. Par la suite, l’occasion a été donnée aux participantes pour le réseautage (Networking) sous forme de speed meeting. Il y a eu, pendant le Business lunch, le lancement de la ligne « Kabibi couture ». Le dernier moment fort a été la présentation des 10 entreprises qui ont accepté de signer la charte de l’ONU Femmes sur les « Sept Principes d’autonomisation des femmes ».

Promouvoir le leadership féminin

L’objectif principal poursuivi par le réseau Makutano en organisant cette rencontre de haut niveau est de « promouvoir le leadership féminin » devenu « le levier essentiel pour le développement économique du continent africain ». « Il est essentiel pour la femme « Woman in business du 21e siècle » de se démarquer par son talent et sa qualité de travail », soutient le réseau Makutano. Ce qui passe justement par des séances de formation et coaching comme cette 3ème édition de Women in Business. La vision du réseau makutano est que la femme ne devrait pas être célébrée au mois de mars seulement en surface mais bien plus, « en la renforçant en capacités ».

Des orateurs de top niveau

Pour cette 3ème édition de Women in Business, les organisateurs ont misé sur des orateurs de très haut niveau. Les experts de cabinet international KPMG, dans leur exposé intitulé ‘Get African women in board », ont tablé sur les finalités de la gouvernance ; l’organisation et les domaines d’intervention du Conseil d’administration ; les devoirs, obligations et responsabilités de l’administrateur ainsi que sur comment être sélectionné administrateur et comment impacter.

En conclusion, les experts de KPMG ont noté pour l’assistance que la fonction d’Administrateur/trice, si elle est exercée dans sa plénitude est une « activité exaltante et valorisante » mais qui requiert un « véritable engagement avec ses prérogatives, obligations et responsabilités effectives ».

La deuxième intervenante, Mme Aimérance Mujinga, a planché sur la thématique « Le Harcèlement sexuel et moral en milieu de travail ». Le harcèlement est « le fait d’adopter un comportement persistant envers autrui, se traduisant par des paroles, des gestes soit en lui donnant des ordres ou en proférant des menaces, ou en imposant des contraintes, soit en exerçant des pressions graves, soit en abusant de l’autorité que lui confère ses fonctions en vue d’obtenir de lui des faveurs de nature sexuelle », a expliqué d’emblée l’oratrice.

Tout aussi, Aimérance Mujinga a-t-elle évoqué notamment les risques liés au harcèlement tant sur le plan personnel que sur l’entreprise qui emploie la victime et les remèdes pour lutter contre cette pratique dans le milieu de travail. Selon elle, le harcèlement sexuel ou moral « entraîne des conséquences énormes pour la victime, telles l’apparition de maladies physiques ou psychologiques (stress, nervosité), la perte de l’estime de soi et même la perte de l’emploi, ainsi que des coûts pour l’employeur reliés à l’absentéisme, à une baisse de la productivité ou à un climat de travail hostile ».

La parole reste, selon elle, le seul remède contre le harcèlement. Dès lors, a-t-elle suggéré que « L’entreprise doit régulièrement sensibiliser sur la lutte contre l’harcèlement sexuel ou moral en milieu de travail et doit inciter le personnel à adopter des comportements responsables afin de maintenir un environnement professionnelle favorable et non conflictuel ».

Quant au troisième orateur, Gilles Atayi, il a exposé sur « Le Développement personnel et la posture du leadership ». Initiateur du mouvement « Afrique consciente » et auteur du livre « Les 51 pratiques fondamentales des leaders », Gilles Atayi a donné aux femmes participantes toutes les astuces pour perfectionner leur leadership aussi bien en milieu de travail que dans la communauté.

Dans son exposé, Gilles Atayi a notamment donné à l’assistance les fondamentaux de la planification stratégique que tout leader devrait maitriser à savoir : « 1.Analyse de la situation, 2.Priorités, 3.Objectifs, 4. Stratégies et Plan d’action, 5. Exécution ».

« Aujourd’hui, on a essayé de leur donner conscience du fait qu’elles ont un rôle important dans l’humanité et pour l’humanité. Nous leur avons aussi donné quelques armes et conseils afin qu’elles exercent cette autorité de la bonne manière et pour le bien de tous », a déclaré Gilles Atayi après les échanges avec l’assistance.

Ce formateur de haut niveau est optimiste que les femmes peuvent émerger en RDC malgré certaines sitautions difficiles. « Il n’y a rien qui soit facile. Aucun de nos pays africains n’est facile. Et même les pays dits développés ne sont pas faciles. Le leadership des femmes est une cause qui demande beaucoup d’engagement, d’efforts et de répétition. Oui, c’est tout à fait possible que les femmes émergent en RDC. Les conditions ne sont pas toujours propices. Mais il faut les créer», a soutenu Gilles Atayi.

Satisfaction des participantes

Alice Buyle, Responsable Marketing à la BCDC. « Ce séminaire a été époustouflant. Nous avons appris pas mal de choses intéressantes sur le perfectionnement du leadership. Nous avons eu des orateurs de top niveau et qui nous ont appris la bonne façon de voir les choses dans le cadre du leadership. Nous essayerons d’implémenter toutes ces astuces au quotidien dans nos entreprises. Ça nous donne une grande vision des choses. On nous a recommandé notamment d’être solidaires. Nous devons épauler celles qui sont faibles. Moi, je m’y engage».

Betty Owandji de la TMB. « Ça été une grande opportunité pour moi d’apprendre énormément sur le leadership. Ça va me permettre d’améliorer mon travail. Mais, j’aimerais que prochainement que les hommes aussi y participent afin qu’ils prennent aussi conscience du challenge qui se pose au quotidien à nous les femmes ».

Florence Reekmans, Responsable administrative et ressources humaines chez VSI-Afrique, Membre du Conseil d’administration à l’école belge. « C’est une expérience très enrichissante pour toutes les femmes qui ont assisté à cette conférence. J’étais particulièrement interpellée sur le sujet de harcèlement sexuel et moral en tant que Responsable des ressources humaines. Ça me pousse à mener des enquêtes sur les employées femmes pour savoir si elles ont été ou pas harcelées par leurs supérieurs hiérarchiques».